Milieu de fermentation biostimulant : augmentation de 50,16 % de la production du produit cible par des micro-organismes modifiés
Dans l’article précédent, nous avons étudié comment les polysaccharides d’algues vertes peuvent améliorer les performances fonctionnelles des produits microbiens destinés à l’agriculture. Mais qu’en est-il des systèmes utilisant des micro-organismes modifiés ? L’ajout de polysaccharides d’algues vertes au milieu de fermentation peut-il également influencer le rendement final du produit cible ?
Seawin Biotech a étendu ses recherches sur les polysaccharides d’algues vertes aux systèmes de fermentation utilisant des micro-organismes modifiés. Nous avons testé deux systèmes différents, Bacillus subtilis et Corynebacterium glutamicum, et mesuré les variations de production des produits cibles après l’ajout de polysaccharides d’algues vertes au milieu de fermentation.
Bacillus subtilis : augmentation du produit cible jusqu’à 50,16 %
Dans l’essai réalisé avec Bacillus subtilis, des polysaccharides d’algues vertes ont été ajoutés au milieu de fermentation à des concentrations respectives de 2 ‰, 5 ‰, 10 ‰ et 15 ‰. Les résultats ont ensuite été comparés à ceux obtenus avec la formule de fermentation conventionnelle.
Souche testée : Bacillus subtilis
Méthode d’essai : Des polysaccharides d’algues vertes ont été ajoutés au milieu de fermentation à des concentrations de 2 ‰, 5 ‰, 10 ‰ et 15 ‰. La quantité de Produit Cible A a été mesurée et comparée à celle obtenue avec la formule de fermentation conventionnelle.
Résultats de l’essai :
| Traitement | Produit Cible A (g/L) | Variation (%) |
|---|---|---|
| Formule de fermentation conventionnelle | 25,46 | — |
| + 2 ‰ de polysaccharides d’algues vertes | 29,38 | +15,40 |
| + 5 ‰ de polysaccharides d’algues vertes | 31,17 | +22,43 |
| + 10 ‰ de polysaccharides d’algues vertes | 34,70 | +36,29 |
| + 15 ‰ de polysaccharides d’algues vertes | 38,23 | +50,16 |
Corynebacterium glutamicum : augmentation du produit cible jusqu’à 38,25 %
Les résultats obtenus avec une seule souche peuvent ne pas être suffisants pour établir une tendance claire. Nous avons donc réalisé le même essai avec Corynebacterium glutamicum.
Une tendance similaire a été observée : le Produit Cible B est passé de 18,56 g/L avec la formule de fermentation conventionnelle à 25,66 g/L avec une concentration de 15 ‰, soit une augmentation de 38,25 %.
Souche testée : Corynebacterium glutamicum
Méthode d’essai : Des polysaccharides d’algues vertes ont été ajoutés au milieu de fermentation à des concentrations de 2 ‰, 5 ‰, 10 ‰ et 15 ‰. La quantité de Produit Cible B a été mesurée et comparée à celle obtenue avec la formule de fermentation conventionnelle.
Résultats de l’essai :
| Traitement | Produit Cible B (g/L) | Variation (%) |
|---|---|---|
| Formule de fermentation conventionnelle | 18,56 | — |
| + 2 ‰ de polysaccharides d’algues vertes | 20,12 | +8,41 |
| + 5 ‰ de polysaccharides d’algues vertes | 21,59 | +16,33 |
| + 10 ‰ de polysaccharides d’algues vertes | 24,38 | +31,36 |
| + 15 ‰ de polysaccharides d’algues vertes | 25,66 | +38,25 |
Les deux souches ont présenté la même tendance générale : la production du produit cible a augmenté à mesure que la concentration de polysaccharides d’algues vertes dans le milieu de fermentation augmentait.
Ces deux essais ont mis en évidence une observation qui mérite d’être approfondie. Sans modifier les micro-organismes eux-mêmes, des changements dans la composition fonctionnelle du milieu de fermentation ont entraîné des augmentations significatives de la production des produits cibles.
Dans le premier article de cette série, Seawin Biotech a présenté le concept de Milieu de Fermentation Biostimulant (Biostimulatory Fermentation Medium). Cette approche va au-delà du simple apport de nutriments nécessaires à la croissance microbienne. Elle vise également à étudier comment le milieu de fermentation peut influencer l’état physiologique des micro-organismes, leurs performances fonctionnelles et leur métabolisme lié à la production du produit cible.
À ce stade, ces travaux restent au niveau de l’application. Qu’il s’agisse de produits microbiens agricoles ou de systèmes de fermentation utilisant des micro-organismes modifiés, les mécanismes à l’origine de ces observations restent à élucider. Des recherches complémentaires, notamment à l’aide d’approches telles que la métabolomique et la transcriptomique, seront nécessaires.
Néanmoins, ces résultats soulèvent une question pratique :
Que pouvons-nous attendre de plus d’un milieu de fermentation que le simple maintien de la croissance des micro-organismes ?




